hÉroïnes oubliÉes, LES CANTINIÈRES DE L'ARMÉE FRANÇAISE

exposition temporaire
DU 31 MARS 2024 AU 2 NOVEMBRE 2025

Dans une exposition magnifiquement illustrée, le Musée de la guerre 1870 à Loigny-la-Bataille met en lumière ces héroïnes de l’ombre qui se sont engagées, au péril de leur vie, à soutenir les soldats sur les champs de bataille jusqu’au début du XXe siècle ! 

 
Qui étaient les cantinières de l’Armée française ?

Apparues durant l’ère moderne, les cantinières occupèrent différents rôles au fil des campagnes militaires en France et à l’étranger. Remarquables à leur uniforme et leur emblématique tonnelet d’eau-de-vie, elles accompagnaient les régiments sur les routes et étaient notamment chargées de fournir nourriture et alcool aux soldats sur les champs de bataille et de porter secours aux blessés. Elles s’illustrèrent particulièrement lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 où elles furent mobilisées en grand nombre. Bien qu’elles connurent leur âge d’or sous le Second Empire, leur déclin s’amorça à la fin du XIXe siècle avec les grandes réformes militaires.


Un dévouement sans faille

Cette exposition retrace l’histoire des cantinières et décrypte leurs rôles et uniformes grâce à des peintures, photographies, lithographies, dessins et aquarelles, et à des objets qui leur ont appartenu comme un chapeau et un tonnelet. Le Musée de la guerre 1870 s’attache à raconter la force d’engagement et de  détermination de ces femmes qui se retrouvèrent en première ligne des conflits : elles distribuaient des munitions sous les coups de feu, tiraient pour se protéger, se déguisaient en hommes, étaient blessées… L’exposition relate les destins palpitants de quatre d’entre elles – Marie Jarrethout, Annette Devron, Catherine Rohmer, Catherine Dutailly-Laurin – dans des portraits qui rendent hommage à leur caractère intrépide. Elle décrit également le profond respect des soldats à leur égard et l’admiration de toute la société devant leur dévouement sans faille. Enfin, elle s’intéresse aux représentations dans les arts populaires et la publicité dont les cantinières, devenues un symbole patriotique, firent l’objet.


Une exposition accessible aux enfants

Il est possible de visiter l’exposition en famille grâce à des petits panneaux ludiques adaptés pour les enfants.

En outre, au-delà des iconographies, l’exposition offre à voir une collection de petits objets merveilleux comme des images d’Épinal, des marionnettes et des figurines en étain.

Un livret-jeu pédagogique sera bientôt disponible pour suivre le parcours de visite.

 
Autour de l’exposition

  • Vendredi 26 avril 2024 à 10h et 15h et jeudi 2 mai 2024 à 10h : « Explorez l’Histoire des cantinières en famille ! » – Visites guidées ludiques de l’exposition pour les enfants de plus de 7 ans. Inscription obligatoire.
  • Samedi 18 mai 2024 à 20h30 : Visite guidée de l’exposition dans le cadre de la 20ème Nuit européenne des musées. Inscription obligatoire.
  • Dimanche 26 mai 2024 à 15h : « Les femmes et la guerre de 1870-1871 » – Conférence de Jean-François Lecaillon, historien. Inscription conseillée.
  • Samedi 21 et dimanche 22 septembre 2024 de 10h à 18h : Reconstitutions historiques de la vie militaire des cantinières sur différentes époques dans le cadre des 41e Journées européennes du patrimoine. Entrée libre. 
  • Samedi 21 septembre 2024 à 10h30 : Visite guidée de l’exposition dans le cadre des 41e Journées européennes du patrimoine. Inscription obligatoire.
  • Dimanche 16 mars 2025 à 15h : « Les cantinières de l’Armée française » – Conférence en partenariat avec La Sabretache, Société d’Études d’Histoire Militaire.
D’autres visites et animations autour de l’exposition sont à venir.
 
 
Exposition réalisée avec le soutien du Ministère des Armées, de la Région Centre-Val de Loire et du Département d’Eure-et-Loir

 

Jusqu'au 5 NOVEMBRE 2023

CABINETS DE CURIOSITéS

eXPOSITION TEMPORAIRE

En 2023, (re)découvrez l’exposition « Cabinets de Curiosités » : 160 objets étonnants, inquiétants, caustiques, mystiques qui racontent la guerre de 1870 d’une autre manière.

 
Héritage de la Renaissance, les cabinets de curiosités ont longtemps eu pour vocation à raconter le monde à travers des objets extraordinaires, merveilleux et parfois complétement falsifiés : qui n’a jamais croisé une corne de licorne ou une langue de dragon au sein d’un cabinet de curiosités ?

Ici, les 150 objets récoltés dans des collections privées et publiques sont bien réels et explorent la guerre de 1870 et sa mémoire.

Une croix en cristal de roche offerte par le Vatican

Au sein de ce joyeux capharnaüm, le visiteur est amené à côtoyer le précieux, l’inquiétant, le caustique et le mystique. L’inquiétant, c’est cette drôle de boule noire qui n’est rien d’autre que… l’œil de Gambetta ! Le caustique, c’est ce casse-noix en forme de tête de Bismarck, ou bien ce moutardier en forme de cochon coiffé d’un casque… prussien ! Le précieux, c’est cette croix en cristal de roche qui abrite des reliques de la vraie croix de la Passion du Christ. Le mystique, c’est ce cilice, cet objet de pénitence ayant appartenu au Général de Sonis.

Collections des musées de la région Centre – Val de Loire et d’ailleurs

À ce voyage dans l’Histoire s’ajoute un voyage au sein des plus beaux musées de la région Centre – Val de Loire et d’ailleurs : Musée des
Beaux-Arts et d’Histoire naturelle de Châteaudun (Eure-et-Loir), Museum d’Histoire naturelle de Blois (Loir-et-Cher), Musée Henri Martin à Cahors (Lot), Musée de la Guerre de 1870 et de l’Annexion à Gravelotte (Moselle)…