L’ÉGLISE ET L’OSSUAIRE


La bataille de Loigny du 2 décembre 1870 marque les esprits de nombreux survivants qui, dès l’année suivante, décident d’édifier une nouvelle église, une chapelle mortuaire et une crypte-ossuaire pour accueillir le repos des soldats tombés. Une souscription nationale est menée afin de financer le nouvel édifice. Les familles des zouaves pontificaux, le pape Pie IX, le gouvernement de la République contribuent au financement des travaux. La première pierre du nouvel ensemble conçu par l’architecte Lucien Douillard est posée le 2 décembre 1872. Le chœur, la nef, les bas-côtés et la sacristie sont achevés en 1874. Le clocher fut érigé seulement en 1899.

Dans l’église, les noms d’une partie des victimes françaises des combats sont inscrits sur les murs de la chapelle mortuaire. Les noms des Volontaires de l’Ouest sont gravés sous les vitraux représentant des anges et la bannière du Sacré-Cœur. Pour ces derniers, la guerre fut considéré comme une punition divine : la France était châtiée pour ne pas avoir secouru le pape lors de l’unification italienne. En combattant héroïquement, beaucoup font acte de pénitence pour expier les péchés de la France et gagner leur paradis.

Tombeaux de Sonis et de Charette
Sur la pierre qui recouvre Sonis, on peut lire : « Miles Christi » (soldat du Christ)

La place de l’église
C’est à cette endroit que s’élevait le cimetière et l’ancienne église, détruite durant les combats du 2 décembre 1870.