Le parcours de visite


Tout le long du parcours,  les images, les objets, le patrimoine bâti et le numérique et  se complètent pour raconter la guerre franco-prussienne de 1870-1871

La partie Histoire du musée retrace les événements de la guerre de 1870 : casques, uniformes, fusils, armes blanches, obus, témoignent de la dureté des combats. Grâce au aux tables tactiles,  les visiteurs peuvent retracer le parcours des armées et rejouer la bataille de Loigny du 2 décembre 1870. Un film mêlant images et objets plonge les spectateurs au cœur des combats

La partie Mémoire du musée s’intéresse aux hommes qui ont marqué la bataille : le général de Sonis et les Volontaires de l’Ouest / Zouaves pontificaux du général de Charette. La fin du parcours évoque les mémoires nationales et européennes d’un conflit qui porte en lui les germes des conflits mondiaux du XXe siècle.  

Un espace est réservée aux expositions temporaires qui sont régulièrement renouvelée sur des thèmes variés.

Les visiteurs peuvent également découvrir l’église de Loigny qui est entièrement intégrée au parcours de visite. Dans l’ossuaire, les dépouilles de 1260 soldats français et allemand rappellent à chacun la vraie signification du mot guerre et donnent le goût de la paix.

La visite peut se poursuivre avec une visite en réalité virtuelle du champ de bataille où il est possible de revivre les affrontements entre Français, Prussiens et Bavarois directement sur le lieu des combats.

Premier musée (1907–1956)

Sans les jours qui suivent les combats. L’abbé Theuré, curé du village, accueille la convalescence du général de Sonis, blessé pendant les combats. Marqué par le récit de Sonis, l’abbé Theuré commence à conserver quelques objets retrouvés sur le champ de bataille.

En 1906, l’abbé Bélaue devient curé à Loigny-la-Bataille. Souhaitant mettre en valeur la collection accumulée par son prédécesseur, il fait aménager un premier musée dans la salle à manger du presbytère. Composé de grandes vitrines murales tapissées de textile rouge, ce premier petit musée (seulement 10.5 m²) s’apparente plus à un cabinet de curiosités historiques. Les objets sont exposés et arrangés en panoplie et respectent une dynamique plus esthétique que scientifique. Durant la Seconde Guerre mondiale, le musée échappe au pillage de ses collections.

 

L’abbé Thevert

L’abbé Belaue

Le premier Musée à Loigny-la-Bataille  (1907-1945)

Second musée (1956-2015).

Entre 1907 et 1956, la collection est progressivement enrichie par de nombreux dons. Les civils, les témoins des combats, les anciens combattants et leurs familles lèguent de nombreux objets en lien avec la bataille et ses protagonistes.
Pour exposer ces dons, le nouveau curé de Loigny, l’abbé Thevert, commande en 1954 la construction d’une extension du musée. Le nouveau bâtiment est construit entre l’église et le presbytère. Le nouvel ensemble de 65 m², ouvre au public en 1956.
Dans le cadre d’une première tentative scénographique, de grandes vitrines présentent successivement les troupes françaises, allemandes, le déroulement des combats, les zouaves pontificaux, l’histoire du général de Sonis…

Jusqu’en 1990, le musée est géré par son créateur, l’abbé Thevert. À sa mort en 1990, ce sont les bénévoles de l’association Les Amis de Sonis-Loigny et les membres du conseil municipal de Loigny qui assurent l’ouverture du musée.

La collection du Musée comporte près de 1500 pièces

Une partie de ces pièces a été ramassé sur le champ de bataille dans les jours qui ont suivi la bataille de Loigny du 2 décembre 1870.

A l’ouverture du musée en 1907, de nombreux dons de familles d’anciens combattants affluent au musée. C’est notamment le cas des familles de Volontaires de l’Ouest / Zouaves pontificaux.

Ces objets portent en eux les stigmates des combats : on y voit les traces de sang, les impacts de balles, les déchirures causées par les baïonnettes. A eux seuls, ils dégagent une certaine émotion et racontent l’Histoire de cette guerre.