La fin d’un monde : la chute du mur de Berlin
(30e anniversaire)


Conférence par Clément Wingler, docteur en Histoire, chercheur associé à l’EHESS – CNRS


Dimanche 20 octobre 2019 – 15h30
Salle des fêtes de Loigny-la-Bataille, à 2 minutes à pieds du musée (23 Rue du Gén de Sonis, 28140 Loigny-la-Bataille)

Tarif : 2.50 € par personne


Le 9 novembre prochain, l’Europe célèbrera le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin.  Pendant 28 ans, « le mur de la honte » a constitué le symbole de la guerre froide entre l’Est et l’Ouest et a séparé la vieille capitale prussienne en provoquant une division politique mais aussi de nombreux drames humains.

Tout commence dans la nuit du 12 au 13 août. Pour endiguer la fuite d’allemands de l’Est vers l’Ouest, les autorités est-allemandes décident de construire « un mur de protection antifasciste ». En une nuit, des grillages et des barlerlés isolent Berlin-Ouest du reste de l’Allemagne de l’Est.

Très vite, c’est un mur de 3.5 m de haut qui sépare la capitale allemande. Des mines anti-personnelles, des obstacles anti-tanks, des miradors, des projecteurs et 81 points de passages viennent ponctuer un édifice long de 155 km ! Malgré ces obstacles, 5075 personnes réussiront à franchir le mur. La nature de leur exploit leur vaut aujourd’hui le surnom de « passe -murailles » mais ne peut faire oublier les 588 personnes qui furent tuées dans leur tentative.

Au delà, de la séparation physique, le « Mur » est aussi une sépration idéologique : capitalisme contre socialisme. En 1989, la chute du mur annonce l’éclatement de l’Union Soviétique deux ans plus tôt. Certains y ont vu la fin de l’Histoire. 30 ans plus tard, qu’en est-il vraiment ? Clément Wingler, historien franco-allemand fera le récit de ce que fut le mur de Berlin et du contexte qui présida à sa chute.